Avis de l’OACI sur la qualité de l’air locale des aéroports

L’une des mesures prévues au titre de l’Objectif stratégique de l’OACI concernant la protection de l’environnement est de limiter ou réduire l’incidence des émissions des moteurs d’aviation sur la qualité de l’air à l’échelon local.
   Étant donné l’augmentation des ensembles résidentiels au voisinage des aéroports et la croissance soutenue de l’aviation commerciale, la pollution de l’air à proximité des aéroports est devenue une préoccupation importante pour les gouvernements locaux ou régionaux.

  Les préoccupations concernant la qualité de l’air locale portent essentiellement sur les incidences du cycle d’atterrissage et de décollage (CAD) car les émissions CAD sont produites au-dessous de 3 000 pieds (915 mètres) et sur les émissions provenant de sources aéroportuaires (telles que la circulation au sol, le matériel de servitude au sol et les dispositifs de dégivrage). La figure ci-dessous illustre le cycle CAD utilisé par l’OACI pour la certification en matière d’émissions.

localairquality

Les agents polluants provenant des aéronefs et des sources aéroportuaires peuvent nuire à la santé des populations humaines et à l’environnement. L’OACI mène des initiatives en vue d’améliorer la qualité de l’air locale et propose aussi des mesures d’atténuation.

  Les émissions provenant des aéronefs et les émissions aux aéroports peuvent être calculées au moyen d’un dispositif de surveillance de l’air ambiant ou d’un modèle informatisé (ou d’une combinaison des deux méthodes pour plus d’exactitude). Le Manuel OACI d’orientation sur la qualité de l’air aux aéroports contient des conseils sur l’évaluation de la qualité de l’air aux aéroports.
Pour l’évaluation des émissions provenant des aéronefs et des émissions aux aéroports, il faut tenir compte de nombreuses variables ayant différentes incidences pour chaque aéroport, notamment :

   Les aéroports n’ont pas tous les mêmes sources d’émissions et produisent des agents polluants différents, il faut donc étudier chaque aéroport individuellement ;

  • Les conditions météorologiques devraient être utilisées pour la modélisation par ordinateur ;
  • L’utilisation des terrains avoisinants peut avoir des incidences sur la configuration des vents et de l’écoulement de l’air.
Réference : L’Organisation de l’Aviation Civile Internationale
(Visitée 26 fois, 1 visites ce jour)